|
||||||
C'est une branche issue du Claude Pierre cité au paragraphe 2 (Les BMS), qui migre à l'île de la Réunion. Un fils d'un petit fils de ce dernier soit Claude Joseph instituteur à Frontenaud (71) se marie en ce lieu le 07/02/1815 avec Marie Pierrette Jaillet, son fils Jean François, né à Frontenaud le 18/10/1816, devenant Commis principale des Douanes, part pour l'île de la Réunion, à la retraite, il se marie à Saint Denis de la Réunion le 19/08/1875 avec Nanette Rapny et les deux déclarent avoir eut 3 enfants mâles en 1850, 1854 et 1862, à cette occasion ceux-ci sont reconnus et porterons le nom Duparchy. Ceci est important car il semble qu'à cette époque, que les enfants nés d'un concubinage, situation fréquente, prenaient le nom de la mère ou voir d'une grand-mère.
Vilcourt Stanislas Joseph Duparchy petit fils de Jean François, né le 13/05/1897 à Saint Pierre de la Réunion mourra à 20 ans le 08/09/1917 à Diégo Suarez de Madagascar, soldat, il est atteint d'une méningite cérébral spinale.
|
|
|
|
Regardons aussi comment dans une branche, le patronyme peut être sauvé d'une extinction
5) – Le patronyme récupéré de justesse
C’est l’affaire "Marie Julie" de cette branche de Villard St Sauveur, née à Chevry (39) le 06/01/1821 de Claude Joseph et Marie Reine Vuillermoz, lui-même en descendance du Jean cité au paragraphe 2 (Les BMS)
Marie Julie était domestique à Lyon, elle mettra au monde un garçon illégitime Charles Gustave, le 05/01/1846 qui sera placé chez un nourricier dès le 05/01/1746, Marie Julie se mariera l’année suivante le 14/11/1846 à Lyon avec un dénommé Jean François Ressicaud.
Notre Charles Gustave, gardant de ce fait le patronyme de sa mère se mariera avec Séraphine Collettaz vers 1874, ils auront 14 enfants à Matafelon (01). Un des petits garçons développera une famille en Alsace, notamment sur Mulhouse
|
| 6) – Notice Historique prérévolutionnaire (texte intégral tiré du dictionnaire de Franche Comté de A. Rousset édité en 1853). Nous donnons ces informations, relatives aux "Seigneuries locales", dans le but, en quelque sorte de "planter le décor", et de constituer un lien avec le début de l'état civil que furent les premiers "registres de paroisse" |
|
La vallée du Tacon est certainement l'une des plus pittoresques du Jura. Elle commence prés des Bouchoux et s'ouvre aux portes de Saint Claude. Le ruisseau impétueux qui la sillonne, les torrents qui bondissent comme des cataractes sur les flancs des rochers, le manteau de neige qui, pendant huit mois de l'année, recouvre les cimes des montagnes, Les nombreux villages dispersées au milieu de ce monde de périls, offrent l'aspect d'un magnifique paysage suisse. Les colonnes Romaines établies à Condes, Jeurre, Antre, communiquèrent par cette vallée avec les autres villes du pays des Ambarres et y ont semé des médailles comme marques de leur passage. Elles érigèrent même un fortin à l'entrée du vallon, sur la montagne de Rochefort. Le Villard, le Pré, le Martinet, la Peyrousse, (Via Perrata, la voie empierrée), Le Marais, le Mareschet, Coyrière, Coyserette, formaient un groupe de hameaux dont l'origine du suivre de très près la fondation de l'Abbaye de Saint Claude. Un puissant chef Burgonde s'empara d'une partie de la vallée du Tacon et eut des descendants assez fiers pour ne vouloir jamais reconnaître aucun suzerain. Tous prétendirent ne tenir ce domaine que de dieu et de leur épée. Leur seigneurie, quoique enclavée dans la terre de Saint Claude était Franche de foi et hommage et de toute autre servitudes envers le souverain de cette terre, comme celle d'Yvetot l'était du duc de Normandie.
Seigneurie : La seigneurie du Villard comprenait les villages de la Peyrouse, du Pré, du Villard, de la Croya, les montagnes et prairies de Bolesmes, Burneval, Bellecombe, des Ragier, des Jacquier, des Mouilles, et partie de celles des grottes, c'est-à-dire la plus grande partie du territoire des Moussières. Le seigneur avait sur tous ces lieux la justice haute, moyenne et basse et la faisait exercer par un juge, un procureur d'office, un scribe et des sergents. Il avait pour l'exécution des criminels, un signe patibulaires deux piliers dressés près de la Pérouse, sur le Crêt de la Leschère. De la seigneurie dépendaient un château, plusieurs granges et des dîmes. Les sujets étaient mainmortables, corvéables et soumis à une foule de redevances. Le seigneur avait en outre la prévôté héréditaire des paroisses de St Sauveur et de Septmoncel, et exerçait en cette qualité la justice moyenne et basse sur tous les hommes et les lieux de ces deux paroisses, à charge de payer à l'abbé de Saint Claude une redevance de 60 fr. et de lui faire hommage de son office. Les différents abbés de ce monastère, qui comptaient leurs vassaux par centaines, et qui au moindre signal pouvaient réunir des armées de plusieurs mille hommes, trouvaient assez étrange de voir, aux portes de leur ville abbatiale, le seigneur du Villard vivant dans une entière indépendance, et tentèrent bien des fois de le soumettre à leur autorité; mais ils échouèrent devant toutes les juridictions. Ce n'est que par un traité signé à Paris le 2 mars 1737 en l'hotel de Mgr Louis de Bourbon, comte de Clermont, prince du sang et abbé de Saint Claude, Que M. Dronier, après avoir obtenu de ce prélat une reconnaissance formelle de la nature allodiale de sa seigneurie, se soumit à faire hommage de la justice, mais sans déplacement à l'avenir. Depuis Philippe le Bon, les sentences du juge de la seigneurie se portaient directement par appel au parlement de Besançon; antérieurement, elles étaient en dernier ressort.
Seigneurs : Etienne, sire de Villard, est le premier seigneur connu de cette terre; il promit, en 1231, à l'abbé de Saint Claude , de l'aider à punir Pierre, ancien prévôt de Chassal, et ses complices, du meurtre qu'ils avaient commis sur la personne de Guillaume, cellerier du monastère. Hugues et Gérard de Villard vivaient en 1305 et firent à cette époque une vente avec Jacques du Pré, au prieur des Bouchoux, de la montagne d'Assis. Etienne, Thomas et Berthelet du Villard firent hommage, le premier en 1307, le second en 1308 et le troisième en 1319, à Odon de Vaudrey, abbé de Saint Claude, de la prévôté du Villard et de Septmoncel. Pierre de Dortan, chevalier, acquit en 1320, la seigneurie du Villard, et vint fixer sa résidence dans le château qui en dépendait. Il laissa deux fils, Humbert et Renaud, qui possédèrent cette terre dans l'indivision et n'en firent le partage que le 24 novembre 1380. Claude de Dortan, fils d'Humbert, vendit à Renaud de Dortan, son oncle, le 28 avril 1407, la moitié de la prévôté de Saint Sauveur et Septmoncel. André de Moyria, Chevalier, seigneur de Mailla, que le pape Grégoire XI établit, en 1377, gouverneur d'Avignon et du Comtat Venaissain, avait un fief considérable dans la paroisse du Villard, sur lequel l'abbé Guillaume de la Baume permit, en 1393, à Jean Vaille, de Saint Lupicin, qu'il venait d'affranchir, d'aller fixer sa résidence. Perceval de Moyria, chevalier seigneur de Moyria, Mailla, Châtillon de Coeneille, bailli du Bugey et du Valromey, recueillit ce fief dans la succession d'André son père, et en jouissait en 1409. Le 29 mars 1430(n.st.), André de Moyria, IIéme du nom, seigneur de Mailla, vendit à Claude de Dortan, seigneur du Villard, Renauld du Parchy du Villard, Pierre Roz et Jean Gay de Chiria, ses hommes mainmortables et tous les cens qu'il percevait à la Peyrouse, Petrosa, à Septmoncel, à Coyrière, aux Bouchoux et dans la paroisse de Molinges. Par un échange de l'an 1431, l'abbé et les religieux de Saint Claude cédèrent à ce même Claude de Dortan, jean du Pré, Humberte, son épouse, et Pernette, sœur de cette dernière, vivant tous en communion, leurs tènements et les redevances qu'ils en retiraient, Jacques d'Avril et Jean Vincent de La Peyrouse, ainsi que leurs descendants et tous les droits, services, tailles, corvées et justice qu'ils avaient sur ces sujets, et reçurent en contre échange différents serfs et meix à Lect et à Chiria. Ce Claude de Dortan avait épousé, en 1423, Percevalle, fille de Perceval de Moyria, et avait réuni, par cette union, tout ce que la famille de Moyria avait dans l'étendue de sa seigneurie. Il fut père d'Humbert de Dortan et de Gaspard de Dortan, chevalier, conseiller et maître d'Hôtel du duc Charles le Téméraire. Olivier de la Marche fait le plus grand éloge de ce dernier et le vante surtout pour son courage et son adresse. Il en fait un des principaux héros du pas d'armes de Pleurs, près de Chalon sur Saône, où il combattit contre Jacques de Lalain. Humbert de Dortan, seigneur du Villard, ayant suivi en France Jean Louis de Savoie, évêque et prince de Genève, en qualité de son écuyer ordinaire, fut remarqué de Louis XI qui le nomma, en 1481, son conseiller et maître d'Hôtel. Il eut de Marguerite, fille d'Henri de Vaugrineuse, son épouse, deux enfants, Claude et Pierre de Dortan. Claude de Dortan, seigneur du Villard, Conseiller et Chambellan du duc de Savoie, lieutenant au gouvernement du Pays de Vaux, s'allia à Antoinette de Glarens, dame de l'Isle et de Berchier, qui le rendit père de Pierre, Claude et Henri de Dortans. Claude de Dortans acensa en 1561, les communaux du Prè, du Parchy et du Martinet aux habitants de ces lieux. Mathée, sa fille, épouse d'André de Neuchâtel, se qualifiait, en 1573, de dame du Villard en partie. Pierre et Claude de Dortans partagèrent entre eux, le 7 juin 1569, la seigneurie du Villard. Pierre avait épousé, en 1542 Jacqueline de la Balme, fille de Bertrand de la Balme, écuyer, seigneur de la Balme sur Cerdon, et en eut Pierre, seigneur de Berchier, Claude, Albert, écuyer, seigneur de l'Isle, Péronne, épouse de François de Blosnay, et Louise de Dortans, alliée à Bernard de Coucault, seigneur d'Estoy, au pays de Vaux. Claude et Albert de Dortans, fils de Pierre, eurent moitie de cette seigneurie, et l'autre moitié échut à Mathée de Dortans, fille de Claude, remarié Hugues de Martine. Pierre de Dortans et Bernard de Coucault, se prévalant de substitutions ouvertes à leur profit, se firent adjuger, par les advouhiers et conseils de la ville de Berne, la seigneurie du Villard. Le 29 avril 1616, Pierre de Dortans vendit sa moitié à Daniel, Jacques, Théodore et Pierre de Courcault, frères, qui avaient déjà le surplus. Daniel et Théodore de Coucault ayant été tués peu de temps après au service de Bethléem Gabour, lors du premier mouvement des guerres d'Allemagne contre l'empereur, Pierre et Jacques de Coucault restèrent seuls seigneurs du Villard. Judith de Coucault, épouse de Paul de Lorriol, Marie et Louise de Coucault, sœurs, filles de Jacques de Coucault, seigneur d'Estoy, possédaient ce domaine dans l'indivision en 1668. Paul II de Loriol, fils de Paul 1er , et Madeleine Monnier de Lizy, son épouse, vendirent la terre du Villard, le 18 juin 1701, à Jean Claude Dronier, grand juge en la terre de Saint Claude, moyennant 37,400 livres. Claude Antoine Joseph Dronier, conseiller au parlement de Besançon, fils de cet acquéreur, transmit ce domaine à Jeanne Eugène Dronier de Pra, sa fille, qui épousa à Morez, en 1749, Louis François Lamartine, chevalier, seigneur de Monceau, près de Mâcon. Les descendants de M. Lamartine l'ont possédé Jusqu'au moment de la révolution. Il a été acquis par M. Dumoulin, de Saint Claude, qui l'a revendu à la famille Groussot. Le docteur Groussot, se Saint Claude, en est le propriétaire actuel.
Château : A l'extrémité méridionale du hameau de Villard, est une ancienne habitation seigneuriale qui n'a de remarquable qu'une tour octogonale datant du XVIéme siècle. Cette Maison occupe la place de l'ancien château des sires du Villard et fut habitée par MM. De Dortans, de Coucault, de Lorol, Dronier et de Lamartine.
Eglise : L'église Saint Sauveur, l'une des plus ancienne de la terre de Saint Claude, était le centre d'une vaste paroisse qui comprenait le Villard, le Pré, le Martinet,l'Essart, le Maret, le Mareschet, Coyrière et coyserette. Elle fut unie à celle de Saint Romain de Saint Claude par une bulle du pape Innocent VII, en date du 6 des calendres de mars 1489 (n. st.). Cette église, qui était bâtie sur le territoire de Saint Claude, fut démolie en 1686; et reconstruite l'année suivante au hameau du Villard. Le clocher ne fut ajouté qu'en 1740. Elle est dédiée à Saint Antoine et se compose d'un porche que surmonte le clocher, couronné par un dôme, d'une nef, de deux chapelles formant transept, d'un sanctuaire rectangulaire et d'une sacristie. On y remarque deux statues de Saint Antoine, dues au ciseau du célèbre sculpteur Rosset. Elle renfermait autrefois un christ qui était l'objet d'un nombreux pèlerinage. On y faisait bénir du foin et de l'avoine pour le bétail malade.
Evènements divers : La vallée du Tacon était très cureuse à visiter au XVIéme siècle. La culture de la vigne y était en grande faveur. Toutes les pentes des montagnes étaient tapissées de pampres. La population des différents villages répandus dans cette vallée se livrait avec ardeur à l'industrie. Jean Vincent y établit, en 1559 une des plus anciennes papeteries de la province sur le ruisseau de Pissevache ou del Doye; des moulins, des martinets, des battoirs, des foules, furent construits en même temps sur le cours du Flumen. Cet état de prospérité subsista jusqu'au mois de juin 1639, époque à laquelle la Mothe Houdancourt, marchant depuis le Bugey sur Saint Claude, incendia et pilla tous les villages de la paroisse Saint Sauveur.
|