Jeurre Haut lieu des Romains.

1) -L’étude de l’Université de Franche Comté, état du recensement 1659

 

                        Jeurre  Pernette Duparchy           

                                   - Humberta Duparchy, veuve

 

 

2) – Les BMS     

{planche n° D 3 01 00}

 

- Premier acte de naissance, Joseph Duparchy le 14/10/1652

- Premier acte de mariage, Claude Duparchy & Clauda Henriette Hugon le 09/02/1694

- Premier acte de décès, Henriette Duparchy le 05/05/1664

 

                        Les BMS commencent en 1679, par ailleurs des tables chronologiques débutent en1647 et le baptême de 1652 apparaît très rapidement à la seconde page, l’on peut penser que les parents de Joseph mentionnés comme étant Joachim Duparchy et Marie Patel sont bien de cette paroisse au sortie de la guerre de 10 ans, néanmoins le village fait partie de ceux qui ont été dévasté, ils sont sans doute des rescapés, pourquoi pas.

 

 

Deux couples vont développer cette branche :

 

Claude Duparchy & Colomba Delacroix. Celui-ci semble engendrer deux filles, dons la suite patronymique semble s'éteindre.

 

{planche n° D 3 02 00}

 

 

            Jacques Antoine Duparchy & Françoise Bouvier Calquin.

 

{planche n° D 3 03 00}

{planche n° D 3 04 00}

{planche n° D 2 05 00}   pas de suite généalogique pour le moment.             

{planche n° D 3 06 00}

 

 

La planche {n° D 3 04 00} donne la lignée des marchands de bois, puis le fondateur de la "scierie de St Claude"  puis des établissements "Duparchy Lafosse " sur Lyon.

 

 

 

 

 

3) – Notice Historique prérévolutionnaire (texte intégral tiré du dictionnaire de Franche Comté de A. Rousset édité en 1853). Nous donnons ces informations, relatives aux "Seigneuries locales", dans le but, en quelque sorte de "planter le décor", et de constituer un lien avec le début de l'état civil que furent les premiers "registres de paroisse"

 

 

 

                Au point où la vallée de la Bienne vient se confondre avec celle de l'Ain, apparaît le village de Condes, sur l'emplacement de l'antique Condate, ville celtique que les Romains se plurent à embellir. Si de Condes on remonte la vallée de la Bienne, on ne tarde pas à apercevoir un étroit vallon bordé de hautes montagnes, au fond duquel coule le ruisseau d'Héria. C'est au sommet et à la naissance de cette gorge, que se trouvait le célèbre oppida, si connu sous le nom de ville d'Antre, Jeurre était au confluent de l'Héria et de la Bienne. L'énumération seule des édifices que ce village a perdu, suffira pour faire comprendre qu'il a dû marquer, aux temps passés, parmi les lieux les plus considérables du midi de la Séquanie, et que sous les empereurs, son importance à dû égaler celle de Condes. Un castrum ou castellum était placé sur la pointe de la colline. Le jésuite Dunod appelle ce quartier, Castellum gerrence, et dit que de son temps, on voyait encore les grands débris de la forteresse, dont une partie avait servi à la construction de l'église. L'historien Dunod, plus digne de foi que son oncle, dit aussi que l'église paroissiale était sur un roc escarpé et accessible seulement du coté du village, et qu'on voyait sur ce roc, les restes d'un bâtiment romain, temple ou château qui communiquait à la rivière par un chemin couvert, dont il a vu les vestiges. La ville basse occupait le pied de la montagne. Son sol est parsemé de précieux restes d'antiquités. On y a trouvé des inscriptions, des fûts de colonnes, des corniches sculptées, des urnes de formes élégantes, des mosaïques, des tablettes d'albâtre, de granit et de porphyre, des restes d'aqueducs, une bague en or à double anneau, une agathe-onyx ayant servi de sceau et représentant en creux un soldat Romain, des fragments de statuettes en bronze, des monnaies de tous les empereurs, jusqu'au fils de Constantin compris, une médaille de Faustine, une autre en or à l'effigie de Néron, dont le revers ayant la légende le mot "Custo", représente un personnage assis, le jambes croisées, une pièce d'argent de l'empereur Antonius Pius, et enfin une médaille au type de Nimes, empreinte des deux têtes d'Auguste et d'Agrippa, d'un coté, et du crocodile égyptien de l'autre, avec les mots Col. Nem. séparés par un palmier. Parmi les inscriptions, nous citerons celle gravée sur une pierre qui a la forme d'un autel païen et sur laquelle on croit lire "BENVSAE MIVCENI F" que Monnier traduit " Aux mânes de Benusa", fille de M. Lucenus et une autre où on lit "JVJII SVRLE", en beaux caractères romains.

                  Le temple bâti en l'honneur de Junon, était sur l'éminence de Terra; c'est là qu'on a trouvé le pied d'une statue de femme, en bronze, attaché à un fragment du piédestal qui la supportait, et un joli bras de bronze, ayant des formes correspondantes à celles du pied. Ce monument était somptueux, à en juger du moins par les morceaux de marbre blanc, ornés de moulures sculptées, qu'on trouve sur son emplacement. Jeurre du être dévasté une première fois par le barbares, en 357, car les médailles qu'on trouve en si grand nombre sur son territoire, s'arrêtent à cette époque. Il se reforma probablement après les victoires de Julien.  Ce qui le ferai supposer, c'est l'auteur anonyme de la vie des Saints Romain, Lupicin et Oyan, qui écrivait au VIème siècle, dit positivement que Saint Romain se retira dans les déserts voisins de la ville de Jeurre, "Vicinas Jurensium villae,silvas intravit" L'hermitage que ce saint construit à Saint Romain de Roche est en effet tout prés de Jeurre. On a vu que du temps de Saint Oyan, plusieurs familles patriciennes habitaient encore Condes; il en devait être de même de Jeurre. De 725 à 732, les Sarrasins firent plusieurs irruptions dans la Bourgogne. C'est probablement alors que Mauriana, Jeurre et Condes, furent détruits. Ce fait parait résulter de la légende de la vie de Saint Marin, que nous analyserons à l'article Moirans. Après l'expulsions des Sarrasins, Jeurre se rebâtit de nouveau. Il figure parmi les possessions de l'abbaye de Saint-Oyan de Joux, sous le nom d'ecclesia de Juriaso, dans le diplôme de l'empereur Frédérique Barberousse, de l'an 1184 ou 1185

                  Seigneurie : Jeurre dépendait en toute justice de la partie de la terre de Saint Claude, dite de la grande Cellererie, propriété de l'abbé. Les sujets étaient main-mortables, taillables et corvéables. Ils devaient les lods sur les mutations d'immeubles, à raison du quart du prix, des cens en argents et en grains, affectés sur chaque meix, outre ceux dus par la communauté en corps, appelés "Drolis". La dîme se percevait à raison de onze gerbes l'une pour le froment, et de une gerbe sur seize pour les menues graines, L'abbé avait la chasse et la pêche exclusives, ainsi que les autres droits attachés à sa qualité de seigneur haut justicier, tels que la banalité des moulins et du four. Le droit de construire des moulins, foules et battoirs sur la Bienne et le ruisseau d'Héria, fut accensé à plusieurs particuliers, dès l'an 1350 à 1753.

            Prévoté : La prévôté de Jeurre comprenait Jeurre, Douvres et Grand Châtel. Elle fut possédée d'abord par une famille qui prit le nom de Jeurre et ensuite par celle des Prost.

            Fief de Jeurre: La famille de Dortans possédait un fief à Jeurre, qui ne consistait qu'en une maison seigneuriale, isolée des autres habitations par des chemins, en un jardins contenant une chapelle, près du cimetière, en champs, près et bois. Philippe, Catherin et Philibert de Dortans en firent hommage à Pierre de la Baume, abbé de Saint Claude en 1535.

            Seigneurie d'Epercy, Le village d'Epercy, désigné dans les titres sous les noms de Esparcis, des Parcins, Esparcisis, Esparcins, Esparcey, est très ancien et avait au moyen âge un port très fréquenté, sur la Bienne. C'était une terre en Franc-alleu, enclavée dans la terre de Saint Claude, mais dont les seigneurs ne relevaient que de Dieu et de leur épée. Ses premiers possesseurs en portaient le nom. La veille des calendres de mai 1251, Guillaume, fils de feu Hugues de Esparcis, du consentement de Aymon de Esparcis, son oncle, vendit à Humbert, Abbé de Saint Oyan, et à son couvent, l'avenerie et la panneterie que lui devaient les habitants de Jeurre( de Juerro) de Douvres et de Grand Serve (de Grandi-Silva) pour le droit qu'il leur avait concédé de faire des essarts et de couper du bois dans ses forêts. Il leur céda en même temps les meix et les hommes qu'il possédait à Vaux (Apud Valles),à Chiria(Apud Chyriacum),et ses prétentions sur la morte de Lavancia. Au mois de décembre 1261, Aymon Guillens de Valoyre(La Valière), damoiseau, bourgeois de Nantua, et Agnés, fille de Guillaume de Esparcis, son épouse, vendirent à Guillaume de L'Isle, pour 38 livres 5 sols de Vienne, le Maix d'Esparcis, situé à Sièges, Franc-Alleu, avec les coutumes, services et usages en dépendant, ainsi que ses droits sur Ruent(Rhien) et Lavencia. Au mois de mars 1271, Guillaume de L'isle de Martigna, chevalier, céda à l'Abbé et aux religieux de Saint Claude , les choses précédentes contre les droits qu'ils avaient dans la paroisse de Dortans, les redevances ecclésiastiques seules exceptées. Au mois d'août 1280, l'abbé Guy, continuellement harcelé par ses moines, qui lui réclamaient certaines réfections de gros poissons du lac de Genève et différentes autres redevances, ne trouva d'autres moyen pour les calmer, que de leur céder les villages de Chanon, Lavancia, Rhien,Sièges, ses droits à Epercey et dans toute la paroisse de Dortans, avrec la justice haute, moyenne et basse, les champs, les près, les forêts, les hommes, les usages, les tâches, les dîmes et le pâturages qui en dépendaient. Au mois d'octobre 1296, l'Abbé Etienne de Villards et son couvent, désirant retirer le  château de Moirans des moines d'André Chatard, Châtelain d'Arben, auquel ils avaient été obligés de l'engager pour avoir 2000 livres viennoises, dont ils avaient un besoin urgent, damoiseau, de leur prêter 1000 livres pour les aider à faire ce remboursement, et lui engagèrent Lavancia et ce qu'ils avaient à Sièges, à Epercy, à Rhien, et dans la paroisse de Dortans. Ce ne fut que le 11 décembre 1421, que les religieux purent racheter ces terres. La seigneurie principale d'Epercy continuait malgré toutes les conventions précédentes, à rester entre les mains de la branche aînée de la famille d'Epercy. Elle se passa par acquisition de Michaille, de 1320 à 1340. Ce gentilhomme eut deux fils de Poly de Viry, son épouse, Pierre et Nicod. Béatrix, fille de Guillaume de Châtillon, seigneur de chapelle, épousa Louis de Châtillon, seigneur de Colaillon et institua son mari pour son héritier universel. Louis donna moitié de la terre d'Epercy au religieux de Saint-Oyan, et transmit l'autre moitie à Philibert et François de Châtillon, frères, ses neveux. Ces derniers vendirent leurs droits le 17 septembre 1569, Louis de Boisset, professeur à l'université et conseiller au parlement de Dole. Ce dernier poursuivit les religieux pour procéder à un partage. Après de longs débats, les moines consentirent à vendre leur moitié le 10 juin 1578, à M. de Boisset, moyennant une somme de 1000 livres, et reconnurent que l'acquéreur serait haut, moyen et bas justicier à Epercy; qu'il aurait seul le port, le péage, le potonnage, moitié de la rivière de Bienne vis-à-vis sa terre, avec le droit de construirent toutes usines sur cette rivière.

Louis de Boisset laissa deux fils, Guillaume et Humbert. Guillaume, Sieur d'Epercy, et grand juge de la Judicature de Beaufort, dont il eut  Louis François, prévôt de Viry, Prospère, religieuse au couvent de l'annonciade de Saint Claude, et Jeanne Marie, dame de Bellegarde en Savoie. Il était mort en 1622. Humbert de Boisset, par son testament de l'an 1637, institua pour ses héritiers les enfants de son frère. Louis François de Boisset s'allia à Claudine d'Ensberque, qui le rendit père, 1 de Guillaume, tué devant Orgelet en 1674, et inhumé à Plaisia; 2 de Jeanne Humberte, épouse d'Ambroise de Millet; 3 d'Hélène  épouse de Jean Baptiste Billon,et de Prospère, épouse d'Etienne de Joux d'Arlay, écuyer. La petite fille d'Etienne de Joux a porté la seigneurie d'Epercy en dot à M. Renaud, subdélégué de l'intendant  d'Arbois. M. Renaud d'Epercy, ancien préfet des Vosges, en est le propriétaire actuel.

            Château : Le Château d'Epercy, au nord du village, occupait le sommet d'une montagne qui s'élève à pic de tous cotés, excepté au nord-est. De ce coté, il est isolé du reste de la montagne par un fossé creusé dans le roc vif. Il a la forme d'un polygone, imitant un peu un parallélogramme rectangle. Sa longueur est de 25 mètres et sa largeur de 12 mètres. A l'angle nord est s'élève une tour carrée de 15 mètres de hauteur et de 8 mètres de coté. Les murs sont percés de meurtrières et reposent sur le rocher.

            Seigneurie de Douvres : Ce village faisait partie de la grande-Cellererie et appartenait en toute justice à L'Abbé de Saint Claude. Les Habitants étaient de même condition et soumis aux mêmes charges que ceux de Jeurre.

            Eglise : La paroisse de Jeurre se composait de Jeurre, Douvres et Grand Châtel, et était un démembrement de celle de Molinges.

            Epercy dépendait de la paroisse de Dortans. L'église primitive avait été construite sur les ruines et avec les débris du temple de Junon. Elle fut détruite en 1760 et remplacée par celle qui existe aujourd'hui. L'édifice actuel, dédié comme le précédent, à Saint Léger, évêque d'Autun, et martyr, dont on célèbre la fête le 2 octobre, est situé au sommet d'une éminence qui domine tout le village. On y arrive par une rampe d'escalier. Il est orienté et se compose d'un clocher au coté gauche de la nef, d'une nef, d'un cœur rectangulaire, de deux chapelles et d'une sacristie. Le clocher est couronné par un dôme couvert en tavaillons. Les autres parties de l'église sont voûtées en ogives et couvertes en laves.

            Château de M. Monnier : Le Château, est bâti en 1837, est aussi remarquable par la régularité de sa construction que par le bon goût qui a présidait à sa décoration. Trois statues, de Grandeur naturelle, imitées de l'antique, couronnent le fronton. Un élégant pont suspendu, en fer et bois, met en communication la partie supérieure avec un beau parc situé sur une colline, au pied de laquelle s'étend une des rue du village. Cette résidence et ses alentours sont d'un délicieux effet

            Curiosité naturelle : La rivière de Bienne coule à travers des précipices, depuis sa source jusqu'à deux lieux plus bas que Saint Claude; mais arrivée à Jeurre, le bassin s'élargie et se développe d'une manière tout à fait gracieuse. Les rochers qui bordent la vallée sont très remarquables. Ils sont percés de grottes, dont la plus belle est celle de Nerbier; pendant les grandes pluies il en sort une très jolie cascade.

            Biographie : Ce village est la patrie de Claude Bourbon, soldat de la garde impériale et chevalier de la Légion d'Honneur, en retraite à Epercy. C'est un Vaillant militaire ayant fait 22 campagnes, et dont le corps est criblé de dix sept blessures. Il fut laissé pendant 3 jours pour mort sur le champ de bataille de Waterloo.