1 )- Colonisation des « Terres de
St Claude » - XIème au XVème
- Occupation des terres montagneuses et
de solitude par l’arrivée de colons sous le contrôle des moines de
l’Abbaye.
- Boom démographique
- Création de communautés d’habitants
hors des villes et villages, c'est l'essartage
→ Etablissement d’une
communauté au lieu dit « le Parchy »
Nous donnons ci-dessous, pour plus de
compréhension, un extrait de "Dictionnaire
géographique, historique et statistique des communes de la Franche
Comté" de A. Rousset 1853.
Peuplement graduel : Les villages à l’occident
et au sud de Saint Claude
furent habités dés les temps celtiques ; mais la chaîne du Jura
Juris,sallus sequanus, au nord et à l’est de cette ville, resta
longtemps couverte de Forêts. Sa configuration particulière, son sol
calcaire, éminemment propre à la croissance des arbres, en faisait
un digne pendant de l’Ardenne et de l’Hercinie. On peut suivre la
marche de ses défrichements par la fondation des établissements
monastiques dans son sein ou dans son voisinage.
Le revers occidental a vu se former les
monastères de Condat en 425, de Saint Lupicin en 445, du Grandvaux
en 523, de la Mouille, avant 855, de Mouthe, vers 1080, des Bouchoux
en 1090. L’inféodation faite à Jean de Chalon (1237- 1266) de
la partie des Hautes Joux, comprise entre la source du Doubs et le
prieuré de Mouthe, a terminé l’œuvre de ce coté.
Le revers oriental a été mis en culture par les
religieux de Bonmont (1151), du lac de Joux ou de Carnens et de
Chézery (1140), par les chartreux d’Aubonne (1142). Chaque abbaye ou
prieuré ne tardait pas à devenir un vaste centre agricole.
En 1345, la terre de Saint Claude reçut
plusieurs colonies de dauphinois, exilés volontairement de leur pays
cédé par la France. Le Dauphin, touché de l’attachement de ses
sujets, et cependant fidèle à la parole qu’il avait donnée au roi,
avait engagé l’abbé jean II de Rousillon, à recevoir dans ses
villes et villages tous les dauphinois qui voudraient s’y retirer.
Le peuplement était en grande voie de progrès,
lorsqu’il fut arrêté tout à coup, en 1349, par la peste noire. Cette
effroyable maladie enleva au moins les deux tiers des habitants de
l’Europe. Le comté de Bourgogne, le pays de Gex, le lyonnais, furent
des plus maltraiter. Dans la seigneurie de Châtel Blanc, dans la
paroisse de Longchaumois, les terres restèrent pendant de longues
années en friche. Il fallut offrir de grands avantages à de nouveaux
colons pour attirer sur cette terre devenue déserte. La plupart des
franchises accordées par l’abbaye remontent à cette époque. Au XV
siècle, l’Abbé Morelli se fit suivre d’un grand nombre de
familles italiennes. La peste et les guerres du XVII siècle
enlevèrent de nouveau une partie de la population.
- Les habitants sont dits « mainmortables » c'est-à-dire épinglés de
génération en génération sur leur lopin de terre attribué par la
seigneurie.
- Désignation des habitants
hors de leur communauté par leur nom « Pierre, Jacques… » (prénoms
actuels) accompagné si besoin du nom du lieu d’origine afin de les
différencier entre eux, « Pierre sera dit du Moulin, Jacques du Pont,
Paul du Parchy par différenciation avec le Paul de Coyrière etc.» ceci
pour les origines toponymiques sachant que c’est le même mécanisme pour
les autres type de patronymes.
L’existence du lieu ou hameau "Le
Parchy" est parfaitement établie dans le livre du Chanoine
André Pouillard "Villard St Sauveur
– des origines à nos jours" et plus anciennement dans
l'ouvrage de Dom Benoît.
-
Processus d’affranchissement
et de mise en bourgeoisie
1)
Situation durant la
période de l'essartage XIème et XVème.
La paroisse de
St Sauveur située dans la partie
avale de la rivière du "Tacon"
est très importante en superficie, son église se situe à l'extrémité
basse de cette vallée à 500 m environ de l'abbaye des moines de
St Claude.
Primitivement, ce sont les religieux de
l'abbaye qui desservent cette église paroissiale, un changement va
intervenir:
Le chapitre Général des
religieux Bénédictins de Cluny
en 1208 rend obligatoire la décision du pape Urbain III (1185 1187) qui
ordonnait qu'à l'avenir les églises paroissiales seraient desservies par
les prêtres séculiers.
Sachant que les moines ne peuvent plus
résister à cette obligation, la situation évolue vers 1711 par la
translation de l'église paroissiale sur le site du "Villard",
sur l'emplacement même de la très ancienne chapelle "St
Antoine", meilleur compromis pratique pour les paroissiens,
2)
Situation actuelle:
Pour St
Claude il ne reste rien de l'Abbaye, que son église "Cathédrale
St Pierre", la paroisse St
Sauveur, est devenue commune du"Villard
St Sauveur", de surface beaucoup plus petite dont l'église à
conservé le vocable de "St Antoine".
→ Migration de ces élus vers
St Claude et
Jeurre pour répondre à leurs
besoins de fonctionnement, artisanat, commerces, fonctions diverses..
- Apparition des patronymes,
c'est-à-dire une fixation du complément attribué au prénom de nos jours,
avec une transmission aux générations suivantes, c’est le début d’une
possible filiation. |
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2)- Création des registres de
paroisses BMS) – XVIème XVIIème
(Baptêmes,
Mariages, Sépultures)
1539 Ordonnance de
Villers-Cotterêts : institution des registres de baptême
1579 Ordonnance de
Blois : création des registres de mariage
1667 Ordonnance de St
Germain en Laye : tenue des registres en deux exemplaires dont
l'un est déposé au greffe
Cela se met en place avec un certain
retard, ainsi les premières archives conservées commencent
En 1594 pour
la paroisse St Romain de
St Claude
En 1615 pour
la Paroisse de Villard St Sauveur
En 1652 pour
la paroisse de Jeurre
Mais attention l’orthographe comme nous le
comprenons de nos jours n’existe pas, le scribe transcrit l’aspect
phonétique, l’on a ainsi, des patronymes qui sont écrit différemment
suivant les lieux et le temps, sur un même acte ou entre le curé et le
signataire des différences peuvent exister.
Dans certain cas, le phonétique peut donner une
transcription pratiquement unique « Vincent, Faton… », plus variable
« Parchy, du Parchy, Duparchy avec (i,is,it) » ou « Aimé, Amey, Aymey,
Emé » mais plus surprenant « Chappé, Chappey, Sapé, Sappez, Chapel
etc. ».
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3)- La guerre de 30 ans. – milieu
du XVIIème
Pour la Franche Comté, cette guerre n’aura qu’un
épisode de 10 ans de 1634 à 1644, elle est une catastrophe
démographique, entraînant des flux migratoires importants,
Départ d’une certaine population vers des
contrées plus paisibles, ou au titre d’un repeuplement de villages
vidés de ses occupants.
→ Vers la
Haute Saône (70), paroisses de Vesoul
et ou Vellechevreux,
écriture incertaine entre « Duparchy et Duperchy » des
1691
→
Vers la Loire (42), présence sous le forme « Parchy » dès 1654
→ Localement
sur la paroisse de St Maur
(39), sous la forme « Parchy » dés 1650, avec une modification
générale en « Duparchy » le 08/11/1715
→
En 1674, la Franche Comté devient Française.
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4)- La Révolution Française – fin XVIIIème, 1789
Disparition progressive du régime de la « Main Morte » (époque
des Lumières)
Prise en
main de l’Etat Civil par les Mairies, avec création en
1792 des registres NMD
(Naissances, Mariages,
Décès)
5)- Migrations préindustrielles – milieu du XIXème
Constat
d’une évolution orthographique à l’occasion de changement de région
Passage de la forme « Duparchy « à celle de « Duperchy »
→
En Isère
(38) - Cas d’une famille venant du
Villard St Sauveur dont François Marie né
« Duparchy » le 21/09/1781 à
Molinges (39) paroisse de
St Georges, Gendarme à
Bourg d’Oisans. Il se marie
deux fois :
le 02/02/1820 couple François Marie Duperchy &
Anne Marie Raviolle
le 01/09/1824 couple François Marie Duperchy &
Marie Clavel
Il meurt de même le 02/01/1851, sa descendance suit totalement cette
évolution.
{Planche n° D 1 05 05}
→
En Savoie (73) - Cas d’une autre famille toujours du
Villard St Sauveur,
s’installant à St Alban Leysse
puis Chambéry, Jean
Baptiste Duparchy, ouvrier papetier, né à
St Claude le 28/04/1772, a un
fils Joseph vers 1813, qui se marie aussi deux fois :
le 30/05/1843 couple Joseph Dupechy & Marie Dijour-Massard,
au Bourget du Lac
le 05/09/1854 couple Joseph Duperchy & Péronne Cressens à
St Alban Leysse
. Comme dans le cas précédent, les générations suivent jusqu’à nos
jours.
{Planche n° D 1 05 02}
→
En Haute Savoie (74) – Cas d’une famille originaire de
St Claude, Pierre François
Duparchy né à St Claude
le 26/02/1763, lieutenant dans les Douanes, se marie au lieu de
sa naissance le 21/11/1799 avec Marie Thérèse Brun. Leur
premier enfant naît le 21/10/1800 à
Vallorcine, c’est Anne Françoise Judith Duparchy,
puis les naissances sur Abondance l’orthographe relevée serait Duperchy,
nous ne connaissons pas la suite.
{Planche n° D 2 06 00}
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