Testament de Jean Alexis Dauphin Duparchy 1899

 

Ingénieur Civil 1835 1907

 

Ci-dessous, son environnement familiale, pas de descendance directe, deux demi frères maternels "François Apollinaire Vernier & Pierre Aimé Vernier", seul son frère "François Xavier" assure une descendance patronymique, décédant à 39 ans, c'est un seul fils de ce dernier, qui assure à nouveau seul une descendance "Louis Joseph Marie", c'est à celui-ci que "Jean Alexis Dauphin" confira la gestion de son patrimoine d'Alièze et environs.

        A la mort de ce dernier, le patrimoine jurassien sera partagé

entre les deux enfants de 'Louis Joseph Marie":

 

Jean Henri 1887 1971, mon père

Marie Alexia 1896 1999, ma tante

 

 

Sur Alièze, il a en 1899 deux nièces:

 

Marie Elvina Othilie mariée à Alphonse Isidore Baud

Pierrette Maria mariée à Pierre Joseph Sorlin

 

A l'époque de son testament (1899), il a encore deux cousins sur St Maur, paroisse d'origine de la branche:

 

Jean Pierre Amand

François Elisé Maur

 
 

Nous retrouverons tous ces personnages du cercle familial comme bénéficiaires du testament

100 000 francs pour ses deux nièces Marie Sorlin et Elvina Baud.

  50 000 francs pour les familles de ses deux demi frères Apollinaire et Aimé Vernier.

  25 000 francs pour ses deux cousins, Amant et Elisé Duparchy.

 

 

La personne ci dessous est François Antonin Grenier (1835 1877)

Né à Cérilly (03) le 30/08/1835, suppléant de monsieur le juge de paix à Cérilly.

Je pense que ce personnage conscrit de Jean Alexis Dauphin Duparchy a du avoir des relations d'affaires avec ce dernier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur le graphe ci-dessous, sont représentés dans l'état actuel de nos investigations les parents de Marie Elisa Roussel.

    Testament 16 mai 1899 – Paris 45 avenue de l'Alsace.

(recopie du manuscrit)

 

Je soussigné Jean Alexis Dauphin Duparchy, né à Alièze (Jura) et actuellement en résidence à Paris 45 avenue de l’Alsace, fait mon testament comme suit


1– Je désire être enterré à Savigny sur Orge (91) et avec le moins de cérémonie possible, je veux un terrain à perpétuité et sur lequel sera construit une tombe par les soins de la commune qui en aura l’entretien à perpétuité, j’estime la construction à dix mille francs y compris le terrain et pour l’entretien de la tombe j’estime deux cents francs de frais par an pour jardinage et fleurs. Je donne et lègue à la commune de Savigny sur Orge la somme de vingt mille francs comme il vient d’être dit


2– Je donne et lègue à la commune de Savigny sur Orge les terrains des quinconces compris entre le devant du château et la voie du chemin de fer et des deux cotés de la route qui descend de la gare au château.

Ces terrains avec ceux que j’ai déjà vendus formeront la place de Savigny sur Orge à perpétuité sans que l’on y puisse bâtir autre chose que deux kiosques et des fontaines une petite de chaque côté qui seront alimentées par une petite prise d’eau sur une des conduite du château, mais qui ne pourra jamais excéder un débit de dix pour cent de la quantité d’eau qui arrive au château.

La commune aura aussi le droit d’abattre l’angle de la remise qui donne sur l’avenue du Mail et la route de Morsang, l’abattage sera fait de manière à faciliter le tournant de la route tout en ne démolissant de la remise que le strict nécessaire. La démolition sera faite aux frais de la commune qui réparera en bon père de famille la brèche ou plutôt l’évidement qui résulte de l’abattage de l’angle de la remise


3- Je donne à ma femme née Marie Elisa Roussel la jouissance sa vie durant du château de Savigny sur Orge avec le parc qui l’entoure environ 90 hectares clos de murs de même que toutes les maisons qui se trouvent à Savigny sur Orge ou dans le parc

Et je désirerai qu’elle fasse donation de sa part et de la mienne à la commune de Savigny qui serait tenue d’en faire un hôpital pour les vieillards infirmes et aussi pour ceux non infirmes au dessus de 70 ans. Si cette donation ne lui plait pas le dite propriété sera vendue et ma part à moi reviendra à la commune qui placera les fonds en obligations du chemin de fer d’Orléans dont les rentes chaque année serviront à soulager les pauvres les plus méritants de la commune sous le contrôle du conseil municipal.


4- Je donne et lègue à ma femme le domaine de Savigny sur Orge qui consiste dans toutes les terres et maisons en dehors du parc dont il vient d’être parlé. Elle pourra pour le domaine en question le vendre si elle le juge à propos et faire des fonds ce que bon vouloir lui semblera. La plaine de Visy peut être vendue comme sable à exploiter ou comme terrain à bâtir ayant ainsi réservé 3 sorties sur la route de Morsang à travers les conduites d’eau.

Je donne et je lègue à ma femme une rente de cinquante mille Francs qui fera retour après sa mort à l’Académie Françoise qui en fera la distribution chaque année pour les bourses à l’école de Châlon ou tout autre école dans le genre de Châlon. Seront favorisés de ces bourses le département du Jura et celui de Seine et Oise ainsi que le huitième arrondissement de Paris ou j’habite.

Tout ce que contient l’appartement que j’habite à Paris ainsi que tout ce qui est dans les maisons et le château de Savigny sur Orge sera la propriété exclusive de ma femme.


5 – Je donne et lègue à M. et Mme Roussel, les parents de ma femme la même rente de cinq mille francs que je leur sers depuis longtemps et même je l’augmente de deux mille francs durant la vie des deux et sera réduite à cinq mille francs en cas de mort de l’un d’eux, cette rente comme celle de ma femme sera garantie par un capital obligations du chemin de fer du Nord et de Paris Lyon Méditerranée en dépôt à la Banque de France ou les coupons seront touchés par les intéressés.

Cette rente après la mort de M. et Mme Roussel retournera à la commune de Savigny sur Orge  pour être ajoutée à ce que déjà lui est destiné ainsi qu’il est dit plus haut.

 

6 – Je donne et je lègue à Emile Gartener mon Garçon ainsi qu'à Justine Santos tous deux vieux serviteurs, à chacun dix milles francs.


7 – Je donne et lègue à mon neveu Louis Duparchy et à sa femme les propriétés que j’ai dans le Jura et qui se trouvent dans les communes d’Alièze et Saint Maur de même que les maisons et en plus la maison que j’ai à Lons le Saunier rue Tamisier et Lafayette, à la condition pour cette dernière de laisser la jouissance à M Rou.. sa vie durant l’appartement qu’il occupe. Et de plus je donne à mon neveu Louis Duparchy et à sa femme la somme de deux cent mille francs nette de tout frais.


 8 – Je donne et lègue à ma nièce Marie Sorlin à Orgelet la somme de cent mille francs nette de frais


9 – Je donne et lègue à la famille de ma nièce Elvina Baud défunte la somme de cent mille francs nette de tous frais.


10 – Je donne et lègue à la famille d’Apollinaire Vernier défunt à Montaigu la somme de cinquante mille francs nette


11 -  Je donne et je lègue à la famille d’Aimé Vernier défunt à Vernantois la somme de cinquante mille francs nette.


12 – Je donne et je lègue à Amant Duparchy à St Maur à lui ou sa famille la somme de vingt cinq mille francs nette.


13 – Je donne et je lègue à Elisé Duparchy de Saint Maur, frère d’Amant le somme de vingt cinq mille francs nette.


14 – Je donne et je lègue à Clarisse Ligier à Orgelet ou à sa famille la somme de cinquante mille francs nette.


15 – je donne et je lègue à M. Roure Auguste sa vie durant une rente de deux mille francs qui reviendra à ma femme et ensuite à la commune de Savigny sur Orge pour augmenter le capital ou la rente déjà donnée plus haut.


16 – Je donne et je lègue à Marguerite Roussel femme Moulin la somme de cent mille francs nette.


17 – J’entends tenir quitte toutes les personnes qui me doivent de l’argent et dont les sommes sont inférieures à dix mille francs.


18 – Je donne et je lègue à la famille de Pierre Virmont défunt pour les bons services qu’il m’a rendus et à titre de souvenir amical la somme de cinquante mille francs pour aider sa veuve à terminer l’éducation de ses enfants. C’est la veuve qui encaissera et qui dépensera pour ses enfants selon sa conscience.


19 – Je donne et je lègue à chacun de mes filleuls ou filleules la somme de vingt mille francs. Ce sont :


                              Elvina Baud d’Alièze

        Alexis Duparchy d’Alièze

        Jean Duparchy d’Alièze

        Alexia Duparchy d’Alièze

        Alexis Moulin Le Puy

        Alexis Chatelaine de la Varenne St Hilaire

        Alexis Oschwald, professeur de mathématiques à Londres, à Rochester

                                          (Sommes nettes de frais)


20 – Je donne et lègue à Marie Moulin Le Puy la somme de cinquante mille francs nette


21- Si par hasard ma femme contestait mes volonté elle devra dans ce cas se contenter de ses droits conformément à notre contrat de mariage ce qui est de droit 


22 – Je nomme comme exécuteurs testamentaires M. Chatelaine Eugène, M.Guillemont ingénieur civil et M. Ernest Guernidon à Roanne en qui j’ai la plus parfaite confiance. Recommandation expresse leur est faite d’observer la discrétion sur mes affaires, si l’un des deux venait à manquer les deux autres suffiraient et même il en manquerait deux, que le seul restant ferait à lui seul le nécessaire.

Pour ce qui est de mes affaires du Jura, ils n’auront qu’à s’adresser à M Roure Auguste qui habite ma maison à Lons le Saunier de même qu’a mon neveu Louis Duparchy. Ils seraient réunis tous deux pour fournir les explications nécessaires, car tous deux connaissent mes intérêts dans le Jura, a eux deux en tous cas ils connaissent tous ce qui m’intéresse etc.

Pour ce qui est de l’Abyssinie, M. Vigouroux les mettra bien vite au courant du reste, il n’y aura qu’à voir la comptabilité et mon contrat avec M. Vigouroux.

Bonne rémunération de leurs peines et soins, chacun des exécuteurs testamentaires aura droit à la somme de cinquante mille francs d’autant  plus que chacun des trois s’est dévoué pour moi et que je serais très heureux de leur laisser ce petit signe de reconnaissance.


23 – dans le cas ou les lègues que j’ai indiqués dans ce testament seraient trop élevés pour ma fortune une fois réalisée, je veux qu’on réduise chacun au prorata de ce qui est alloué, tous sans exception, excepté l’ameublement et autres qui est la propriété exclusive de ma femme si elle ne conteste pas mes volontés. J’ajoute même que la réduction ne portera en rien absolument sur ce que je lui donne et lègue (ma femme bien entendu).


24 – Si au contraire ma fortune dépasse ce qui est indiqué dans le présent testament, le surplus servira à acheter de la rente qui sera déposée à la Banque de France au nom de l’Académie Française pour distribuer chaque année des prix d’argent au plus nombreuses familles qui seraient malheureuse et cela dans le Jura, Seine et Oise et le Huitième arrondissement. Ces distributions seront faites à titre de


                                              « Prix Marie Alexis Duparchy ».


25 – Je désire que ma femme donne mes fusils et accessoires, à mes exécuteurs testamentaires.


Voilà donc, en cas de mort, mon testament que j’ai rédigé dans ma soirée du 16/05/1899.

J’espère bien le refaire avec plus de soin, si non c’est ma dernière volonté en cas de surprise par la mort.

Ce testament détruit tout ce que j’avais pu faire précédemment.



                                                           Paris le 16 mai 1899


                                                                    Duparchy



Annexe 1
    J’ai signé chacune des douze pages pour éviter toute confusion de même que je les ai numérotées.

 

Annexe 2

( La minute d'acte de dépôt reçu par Maître Dubost notaire à Savigny sur Orge soussigné le neuf octobre mil neuf cent sept)

 

Annexe 3

Enregistré à Longjumeau le 12 octobre mil neuf cent sept, folio 81/8, reçu sept francs cinquante centimes pour testament, cinquante pour amande, quatorze francs trente huit centimes décimes,total soixante onze francs quatre vingt huit centimes.

 

 

Si ce testament n’a pas été le dernier …, Il semble, compte tenu des intérêts énormes en cause, que des manœuvres ont dues exister de la part des héritiers du coté maternel, néanmoins il est sûr que le fond est resté, nous en voulons pour preuve l’article du journal officiel de la république Française en date du 18 février 1914 ci dessous

 

 

 

Remarque :

 

Si l'on considère qu'un franc 1900 = 2,37 €, une donation de 100 000 francs 1900 correspond à 237 000 euros soit 1 550 000 francs lourds ou 155 000 000 anciens francs

 

 

Ceci selon les indications du site "http://www.histoire -genealogie.com/article. php3?id_article= 398

 
 
 
 
 

Extrait de l'acte de décès du 02/10/1907, ou l'on reconnait la présence de Eugène Gustave Châtelaine exécuteur testamentaire indiqué sur le testament.

 

Article sur le Journal "Lacroix" du 26/10/1907, relatif à la fortune laissée à l'Académie Française au bénéfices des familles nombreuses et nécessiteuses

 

Article du Figaro du 20/12/1912, relatif à l'argent versé à l'Académie Française au bénéfice des familles peu fortunées et nombreuses du Jura et de la Seine & Oise

 

 

 

 

Journal Officiel du 21/02/1914, texte du Ministère de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts.

Texte relatif aux dons fait à la commune de Savigny sur Orge.