7 – Je
donne et lègue à mon neveu Louis Duparchy et à sa femme
les propriétés que j’ai dans le Jura et qui se trouvent dans les
communes d’Alièze et
Saint
Maur de même que les
maisons et en plus la maison que j’ai à
Lons le Saunier rue
Tamisier et Lafayette, à la condition pour cette dernière de
laisser la jouissance à M Rou.. sa vie durant
l’appartement qu’il occupe. Et de plus je donne à mon neveu
Louis Duparchy et à sa femme la somme de deux cent mille
francs nette de tout frais.
8 – Je donne et lègue à ma nièce Marie Sorlin à
Orgelet la somme de
cent mille francs nette de frais
9 – Je donne et lègue à la famille de ma nièce Elvina
Baud défunte la somme de cent mille francs nette de tous
frais.
10 – Je donne et lègue à la famille d’Apollinaire
Vernier défunt à Montaigu
la somme de cinquante mille francs nette
11 - Je donne et je lègue à la famille d’Aimé Vernier
défunt à Vernantois la
somme de cinquante mille francs nette.
12 – Je donne et je lègue à Amant Duparchy à
St Maur à lui ou sa
famille la somme de vingt cinq mille francs nette.
13 – Je donne et je lègue à Elisé Duparchy de
Saint Maur, frère
d’Amant le somme de vingt cinq mille francs nette.
14 – Je donne et je lègue à Clarisse Ligier à
Orgelet ou à sa famille
la somme de cinquante mille francs nette.
15 – je donne et je lègue à M. Roure Auguste
sa vie durant une rente de deux mille francs qui reviendra à ma
femme et ensuite à la commune de
Savigny sur Orge pour augmenter le capital ou la
rente déjà donnée plus haut.
16 – Je donne et je lègue à Marguerite Roussel
femme Moulin la somme de cent mille francs nette.
17 – J’entends tenir quitte toutes les personnes qui me
doivent de l’argent et dont les sommes sont inférieures à dix
mille francs.
18 – Je donne et je lègue à la famille de Pierre
Virmont défunt pour les bons services qu’il m’a rendus et à
titre de souvenir amical la somme de cinquante mille francs pour
aider sa veuve à terminer l’éducation de ses enfants. C’est la
veuve qui encaissera et qui dépensera pour ses enfants selon sa
conscience.
19 – Je donne et je lègue à chacun de mes filleuls ou
filleules la somme de vingt mille francs. Ce sont :
Elvina Baud
d’Alièze
Alexis Duparchy d’Alièze
Jean Duparchy d’Alièze
Alexia Duparchy d’Alièze
Alexis Moulin Le
Puy
Alexis Chatelaine de la
Varenne St Hilaire
Alexis Oschwald, professeur de mathématiques à
Londres, à
Rochester
(Sommes nettes de
frais)
20 – Je donne et lègue à Marie Moulin
Le Puy la somme de
cinquante mille francs nette
21- Si par hasard ma femme contestait mes volonté elle
devra dans ce cas se contenter de ses droits conformément à
notre contrat de mariage ce qui est de droit
22 – Je nomme comme exécuteurs testamentaires M.
Chatelaine Eugène, M.Guillemont ingénieur
civil et M. Ernest Guernidon à
Roanne en qui j’ai la
plus parfaite confiance. Recommandation expresse leur est faite
d’observer la discrétion sur mes affaires, si l’un des deux
venait à manquer les deux autres suffiraient et même il en
manquerait deux, que le seul restant ferait à lui seul le
nécessaire.
Pour ce qui est de mes affaires du Jura, ils n’auront qu’à
s’adresser à M Roure Auguste qui habite ma maison à
Lons le Saunier de même
qu’a mon neveu Louis Duparchy. Ils seraient réunis tous
deux pour fournir les explications nécessaires, car tous deux
connaissent mes intérêts dans le
Jura, a eux deux en tous cas ils connaissent tous ce
qui m’intéresse etc.
Pour ce qui est de l’Abyssinie,
M. Vigouroux les mettra bien vite au courant du reste, il
n’y aura qu’à voir la comptabilité et mon contrat avec M.
Vigouroux.
Bonne rémunération de leurs peines et soins, chacun des
exécuteurs testamentaires aura droit à la somme de cinquante
mille francs d’autant plus que chacun des trois s’est dévoué
pour moi et que je serais très heureux de leur laisser ce petit
signe de reconnaissance.
23 – dans le cas ou les lègues que j’ai indiqués dans ce
testament seraient trop élevés pour ma fortune une fois
réalisée, je veux qu’on réduise chacun au prorata de ce qui est
alloué, tous sans exception, excepté l’ameublement et autres qui
est la propriété exclusive de ma femme si elle ne conteste pas
mes volontés. J’ajoute même que la réduction ne portera en rien
absolument sur ce que je lui donne et lègue (ma femme bien
entendu).
24 – Si au contraire ma fortune dépasse ce qui est
indiqué dans le présent testament, le surplus servira à acheter
de la rente qui sera déposée à la Banque de France au nom
de l’Académie Française pour distribuer chaque année des
prix d’argent au plus nombreuses familles qui seraient
malheureuse et cela dans le Jura, Seine et Oise et le
Huitième arrondissement. Ces
distributions seront faites à titre de
« Prix Marie
Alexis Duparchy ».
25 – Je désire que ma femme donne mes fusils et
accessoires, à mes exécuteurs testamentaires.
Voilà donc, en cas de mort, mon testament que j’ai rédigé dans
ma soirée du 16/05/1899.
J’espère bien le refaire avec plus de soin, si non c’est ma
dernière volonté en cas de surprise par la mort.
Ce testament détruit tout ce que j’avais pu faire précédemment.
Paris
le 16 mai 1899
Duparchy
Annexe 1
J’ai signé chacune des douze pages pour éviter toute
confusion de même que je les ai numérotées.
Annexe 2
( La minute d'acte de dépôt reçu par Maître Dubost
notaire à Savigny sur Orge
soussigné le neuf octobre mil neuf cent sept)
Annexe 3
Enregistré à Longjumeau le 12 octobre mil neuf cent sept, folio
81/8, reçu sept francs cinquante centimes pour testament,
cinquante pour amande, quatorze francs trente huit centimes
décimes,total soixante onze francs quatre vingt huit centimes.