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Spie
batignolles, un groupe de construction ancré
dans l'histoire, aujourd'hui profondément
transformé

1846-1968 Les origines du groupe
En 1846, Ernest Gouïn crée la société Ernest
Gouïn & Cie, qui devient plus tard la
Société de Construction des Batignolles (SCB). La Société Parisienne pour l'Industrie des
Chemins de Fer et des Tramways Electriques,
également créée au XIXème siècle, devient en
1900 la Société Parisienne pour l'Industrie
Electrique (SPIE), à l'initiative d'Edouard
Empain.
Dès 1954, SPIE prend part au capital de la
SCB, et en 1968, SPIE et SCB fusionnent pour
former Spie Batignolles.
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Courriers diplomatiques
entre Béja et Tunis :
1)-Courrier du gouverneur de Béja au
Chargé d'Affaires

2)-Rapport spécial de l'agent
Consulaire de Béja sur les faits au Chargé d'Affaires
Monsieur le Chargé d’affaires
J’ai l’honneur de vous donner
les renseignements suivants au
sujet des évènements qui ont
suivi la disparition du sieur
Duparchy.
Le mardi 25 mars au matin, j’ai
été prévenu que Mr Duparchy
n’avait pas été vu depuis le
dimanche soir, Mr Dury chef de
section à Sidi Salah
télégraphiait en même temps à Mr
Breche. Je fis immédiatement
prendre des renseignements
jusqu’à Djoudouba où se trouve
Mrs Clerc et Giraud lorsque je
fus convaincu que Mr Duparchy
n’avait été vu nulle part, je
vous prévins par mon télégramme
du 26 mars de la veille au soir,
j’avait informé le gouverneur
de Béja de la disparition d’un
français employé de la société
des Batignolles en lui demandant
d’envoyer des Spahis pour faire
des recherches dans la Medjerda
et dans les environs. Le
gouverneur présent, le premier
ministre et sans attendre les
ordres de ce dernier qui n’a
répondu qu’après six jours, il
envoya un mandat de quatre
spahis pour faire des recherches
dans la rivière. Ces hommes avec
las arabes des douars
environnants explorèrent la
Medjerda jusqu’à ………. Toutes ces
recherches, ainsi que celles
faites par les soins des
ingénieurs de la société des
Batignolles n’arrivèrent aucune
découverte, elles continuèrent
les jours suivants. Le samedi 29
et le dimanche trente mars,……….
Considérable les fit suspendre.
Le lundi le gouverneur envoya de
nouveau des spahis et par ses
arabes tous les arabes des
environs au nombre de 5 à 600
explorèrent la rivière,
lorsqu’on m’amena un arabe qui
déclarait avoir vu passer un
corps humain le dimanche à midi
.Il ajoutait que plusieurs de
ses camarades l’avait vu passer
et avaient dit « Voilà le roumi
qui passe. J’ordonnais son
arrestation provisoire, ainsi
que celle de ses camarades. Le
lendemain, mercredi 2 avril à
onze heures j’ai été prévenu que
le corps avait été découvert à
trois kilomètres environ de Sidi
Salah. Je me rendis
immédiatement sur les lieux pour
procéder aux constatations
légales. Le médecin de la
compagnie fut aussi prévenu.
Le soir je rentrais à Béja pour
vous informer de la découverte
du corps de Mr Duparchy, le
médecin n’arrivant à Sidi Salah
que dans le soirée.
Dans toute cette affaire, le
gouverneur de Béja a montré
beaucoup de zèle et de
Dévouement. Veuillez agréer
Monsieur le chargé d’affaires
l’expression de mes sentiments
respectueux,
L’agent consulaire
Le document original ci
dessous
 
Procès verbal constatant la découverte du corps du sieur
Duparchy Henri
le
deux avril 1879 en Tunisie
L'an mil huit cent soixante dix neuf et le deux
avril, à onze du matin, nous Favre Isidore, agent
consulaire de France à Béja,
Tunisie, avons été
prévenu qu'un corps humain avait été aperçu sur les
bords de la Medjerda, à deux kilomètres du lieu
appelé Sidi Salah nous nous sommes immédiatement
transporté sur les lieux accompagné des sieurs Collange
Noël conducteur de la société des
Constructions des Batignolles, Dauphin et Parrod
employés de la même société.
Puis avons retrouvé un cadavre qui paraissait avoir
séjourné plusieurs jours dans l'eau , revêtu de ses
habits et ne portant extérieurement aucune trace de
violence. Les témoins nous ont tous déclaré le
reconnaitre pour celui du sieur Duparchy Henri,
employé à la société de Construction des Batignolles
disparu dans la nuit du vingt trois au vingt quatre
mars mil huit cent soixante dix neuf. En foi de quoi
ils ont signés avec nous, le présent procès verbal.
Fait à
Sidi Salah prés de
Béja ,les jour mois
an ci dessus - signé Collange Noël, Eng. Parrod,
A.
Dauphin, I Favre, Copie et collationné mot à mot sur
l'original existant dans le minutes de cet
chancellerie par nous Consul Général et chargé
d'affaires de France à Tunis, officier de la légion
d'honneur, faisant fonction d'officier de l'état
civil.
Tunis
le huit avril mil huit cent soixante dix neuf


Enregistrement de l'acte de décès du sieur Duparchy
Henri
le deux avril 1879 en Tunisie
L'an mil huit cent soixante dix neuf et le deux
avril, à quatre du soir, par devant nous Favre
Isidore agent consulaire de
France à Béja Tunisie
ont comparu les sieurs Dury Auguste, chef de section
de la société de Construction des Batignolles et
Dauphin âgé de trente ans, employé à la dite
société, l'un et l'autre domiciliés à
Sidi Salah
arrondissement de Béja ,
Tunisie
Lesquels nous ont déclaré que le vingt trois mars
vers neuf heures du soir, Duparchy Henri, âgé de
vingt neuf ans , employé à la société de
Construction des Batignolles, né à
Alièze,
département du Jura et dont ils ignoraient les noms
et prénoms des père et mère, est décédé à
Sidi Salah
, arrondissement de Béja ,
Tunisie . Après nous être
assuré du décès, nous avons dressé le présent acte
que les comparants ont signés avec nous après
lecture faite. signés Dury, Dauphin,
I Favre.
Copié et collationné mot à mot sur l'original
existant dans les minutes de cette chancellerie par
nous, Consul Général et chargé d'affaires de France
à Tunis, officier de la Légion d'Honneur , faisant
fonction d'officier de l'état civil
Tunis le huit avril mil huit cent soixante dix neuf


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Joseph Henri donc neveux du grand entrepreneur
Jean Alexis Dauphin , avait pour père
François
Xavier cultivateur à
Alièze (39) et
frère unique du second.
En 1879 date du décès accidentel d'Henri (Joseph Henri),
sont père François
Xavier était déjà décès en 1867 et ne
laissant que 3 autres jeunes garçons pour
l'exploitation des propriétés d'Alièze.
Louis Joseph Marie
(1856 - 1934) vivant 78 ans (23 ans en 1879)
Charles Aimé Clarius
(1860 - 1883) mort à 23 ans (19 ans en
1879)
Joseph Alphonse
Eléonore (1864 - 1866) mort à 2 ans (15
ans en 1879)
Donc Jean Alexis Dauphin,
seul de sa génération et parcourant ses
chantiers, confia l'ensemble de
l'exploitation des biens jurassien familiaux
à son second neveux majeur en l'occurrence,
Louis Joseph Marie. mais il se
retrouva vite seul en 1883 pour ce travail
et les bras manqués dramatiquement. Pour
éviter un drame, Jean Alexis Dauphin
en 1884 repris financièrement tout ces biens
à son compte et cela à l'occasion du mariage
"Louis
Joseph Marie avec Delphine Marie Louise
Colette Moret- Bailly" . biens qui
seront restitués par
testament en 1907 au décès de
l'entrepreneur.
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Deux remarques
importantes s'imposent :
Dauphin (Jean Alexis
Dauphin Duparchy) est né en 1835 il avait donc à
l'époque des faits 44 ans et non 30 ans ??
De plus, il
déclare ne pas connaitre les noms et prénoms des
père et mère, alors qu'en fin de compte, le père est
le seul frère de Dauphin soit François Xavier
Duparchy mais déjà décès marié à une Duparchy Marie Josephette
Euphrosine originaire de Saint Maur (39),
cultivateur à Aliéze (39)
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