Joseph Henri Duparchy (1850 -1879)

Neveu de Jean Alexis Dauphin Duparchy (1835 - 1907 Grand entrepreneur de travaux public qui est décédé sans postérité)

La Cie des Batignolles construisait la ligne de chemin de fer " Bône-Guelma" en Tunisie, . Pour ce chantier, il engagea son neveux "Joseph Henri Duparchy" né le 18 novembre 1850 qui est décédé alors par noyade accidentelle en passant sur un pont provisoire (précision donné par mon père Jean Henri Duparchy 1887 - 1971) sur la Medjerda dans la nuit de 23 au 24 mars 1879, il mourut donc à l'âge de 29 ans.

Spie batignolles, un groupe de construction ancré dans l'histoire, aujourd'hui profondément transformé

1846-1968 Les origines du groupe

En 1846, Ernest Gouïn crée la société Ernest Gouïn & Cie, qui devient plus tard la Société de Construction des Batignolles (SCB).
La Société Parisienne pour l'Industrie des Chemins de Fer et des Tramways Electriques, également créée au XIXème siècle, devient en 1900 la Société Parisienne pour l'Industrie Electrique (SPIE), à l'initiative d'Edouard Empain.

Dès 1954, SPIE prend part au capital de la SCB, et en 1968, SPIE et SCB fusionnent pour former Spie Batignolles.

 

 

Courriers diplomatiques entre Béja et Tunis :

 

1)-Courrier du gouverneur de Béja au Chargé d'Affaires

 

2)-Rapport spécial de l'agent Consulaire de Béja sur les faits au Chargé d'Affaires

 

Monsieur le Chargé d’affaires 

J’ai l’honneur de vous donner les renseignements suivants au sujet des évènements qui ont suivi la disparition du sieur Duparchy.

Le mardi 25 mars au matin, j’ai été prévenu que Mr Duparchy n’avait pas été vu depuis le dimanche soir, Mr Dury chef de section à Sidi Salah télégraphiait en même temps à Mr Breche. Je fis immédiatement prendre des renseignements jusqu’à Djoudouba où se trouve Mrs Clerc et Giraud lorsque je fus convaincu que Mr Duparchy n’avait été vu nulle part, je vous prévins par mon télégramme du 26 mars de la veille au soir, j’avait informé  le gouverneur de Béja de la disparition d’un français employé de la société des Batignolles en lui demandant d’envoyer des Spahis pour faire des recherches dans la Medjerda et dans les environs. Le gouverneur présent, le premier ministre et sans attendre les ordres de ce dernier qui n’a répondu qu’après six jours, il envoya un mandat de quatre spahis pour faire des recherches dans la rivière. Ces hommes avec las arabes des douars environnants explorèrent la Medjerda jusqu’à ………. Toutes ces recherches, ainsi que celles faites par les soins des ingénieurs de la société des Batignolles n’arrivèrent aucune découverte, elles continuèrent  les jours suivants. Le samedi 29 et le dimanche trente mars,……….  Considérable les fit suspendre. Le lundi le gouverneur envoya de nouveau des spahis  et par ses arabes  tous les arabes des environs au nombre de 5 à 600 explorèrent la rivière, lorsqu’on m’amena un arabe qui déclarait avoir vu passer un corps humain le dimanche à midi .Il ajoutait que plusieurs de ses camarades l’avait vu passer et avaient dit « Voilà le roumi qui passe. J’ordonnais son arrestation provisoire, ainsi que celle de ses camarades. Le lendemain, mercredi 2 avril à onze heures j’ai été prévenu que le corps avait été découvert à trois kilomètres environ de Sidi Salah. Je me rendis immédiatement sur les lieux pour procéder aux constatations légales. Le médecin de la compagnie fut aussi prévenu.

Le soir je rentrais à Béja pour vous informer de la découverte du corps de Mr Duparchy, le médecin n’arrivant à Sidi Salah que dans le soirée.

Dans toute cette affaire, le gouverneur de Béja a montré beaucoup de zèle et de Dévouement. Veuillez agréer Monsieur le chargé d’affaires l’expression de mes sentiments respectueux,

 L’agent consulaire

 

Le document original ci dessous

 

Procès verbal constatant la découverte du corps du sieur Duparchy Henri

le deux avril 1879 en Tunisie

L'an mil huit cent soixante dix neuf et le deux avril, à onze du matin, nous Favre Isidore, agent consulaire de France à Béja, Tunisie, avons été prévenu qu'un corps humain avait été aperçu sur les bords de la Medjerda, à deux kilomètres du lieu appelé Sidi Salah nous nous sommes immédiatement transporté sur les lieux accompagné des sieurs Collange Noël conducteur de la société des Constructions des Batignolles, Dauphin et Parrod employés de la même société.

Puis avons retrouvé un cadavre qui paraissait avoir séjourné plusieurs jours dans l'eau , revêtu de ses habits et ne portant extérieurement aucune trace de violence. Les témoins nous ont tous déclaré le reconnaitre pour celui du sieur Duparchy Henri, employé à la société de Construction des Batignolles disparu dans la nuit du vingt trois au vingt quatre mars mil huit cent soixante dix neuf. En foi de quoi ils ont signés avec nous, le présent procès verbal.

Fait  à Sidi Salah prés de Béja ,les jour mois an ci dessus - signé Collange Noël, Eng. Parrod, A. Dauphin, I Favre, Copie et collationné mot à mot sur l'original existant dans le minutes de cet chancellerie par nous Consul Général et chargé d'affaires de France à Tunis, officier de la légion d'honneur, faisant fonction d'officier de l'état civil.

Tunis le huit avril mil huit cent soixante dix neuf

 

 

Enregistrement de l'acte de décès du sieur Duparchy Henri

le deux avril 1879 en Tunisie

L'an mil huit cent soixante dix neuf et le deux avril, à quatre du soir, par devant nous Favre Isidore agent consulaire de France à Béja Tunisie ont comparu les sieurs Dury Auguste, chef de section de la société de Construction des Batignolles et Dauphin âgé de trente ans, employé à la dite société, l'un et l'autre domiciliés à Sidi Salah arrondissement de Béja , Tunisie

Lesquels nous ont déclaré que le vingt trois mars vers neuf heures du soir, Duparchy Henri, âgé de vingt neuf ans , employé à la société de Construction des Batignolles, né à Alièze, département du Jura et dont ils ignoraient les noms et prénoms des père et mère, est décédé à Sidi Salah , arrondissement de Béja , Tunisie . Après nous être assuré du décès, nous avons dressé le présent acte que les comparants ont signés avec nous après lecture faite. signés Dury, Dauphin, I Favre.

Copié et collationné mot à mot sur l'original existant dans les minutes de cette chancellerie par nous, Consul Général et chargé d'affaires de France à Tunis, officier de la Légion d'Honneur , faisant fonction d'officier de l'état civil

Tunis le huit avril mil huit cent soixante dix neuf  

 

 

Joseph Henri donc neveux du grand entrepreneur Jean Alexis Dauphin , avait pour père  François Xavier cultivateur à Alièze (39) et frère unique du second.

En 1879 date du décès accidentel d'Henri (Joseph Henri), sont père François Xavier était déjà décès en 1867 et ne laissant que 3 autres jeunes garçons  pour l'exploitation des propriétés d'Alièze.

Louis Joseph Marie (1856 - 1934) vivant 78 ans (23 ans en 1879)

Charles Aimé Clarius (1860 - 1883) mort à 23 ans (19 ans en 1879)

Joseph Alphonse Eléonore (1864 - 1866) mort à 2 ans (15 ans en 1879)

Donc Jean Alexis Dauphin, seul de sa génération et parcourant ses chantiers, confia l'ensemble de l'exploitation des biens jurassien familiaux à son second neveux majeur en l'occurrence, Louis Joseph Marie. mais il se retrouva vite seul en 1883 pour ce travail et les bras manqués dramatiquement. Pour éviter un drame, Jean Alexis Dauphin en 1884 repris financièrement tout ces biens à son compte et cela à l'occasion du mariage "Louis Joseph Marie avec Delphine Marie Louise Colette Moret- Bailly" . biens qui seront restitués par testament en 1907 au décès de l'entrepreneur.

 

   

 


 

 

 

 

 

 

 
Deux remarques importantes s'imposent :

Dauphin (Jean Alexis Dauphin Duparchy) est né en 1835 il avait donc à l'époque des faits 44 ans et non 30 ans ??

De plus, il déclare ne pas connaitre les noms et prénoms des père et mère, alors qu'en fin de compte, le père est le seul frère de Dauphin soit François Xavier Duparchy mais déjà décès marié à une Duparchy Marie Josephette Euphrosine originaire de Saint Maur (39), cultivateur à Aliéze (39)