Le chemin de fer de Djibouti à Addis-Abeba

          

              Cet ouvrage est issu de notre thèse sur les origines du chemin de fer Franco-Ethiopien, des sa conception jusqu'au moment ou la garantie de l'Etat Français est remboursée. Ainsi, elle est  axée sur la période entre le Congres de Berlin et la prise du pouvoir légitime par Hailé Sélassié I en 1930, la gare d'Addis-Abeba n'étant inaugurée qu'a la fin de 1929. A ce moment, on considérait l'exploitation de la ligne, sous tour ses aspects, comme une belle réussite de la France. Elle a aussi, en quelque sorte, garanti l'indépendance de l'Ethiopie qui est entrée dans le XXéme siècle avec la promesse d'un essor technique et commercial exceptionnel. Les trains partent vers le haut plateau éthiopien apportant de la quincaillerie, des appareils modernes, du coton, et surtout, des céréales. Ils ramènent des peaux et du café "Harrari", très recherchés en Europe. La succursale de la Banque de l'Indochine à Djibouti rivalise déjà celles de l'Océan Indien et de la Cochinchine; elle les surpasse souvent en Opérations de change.

L'Entrepreneur des Travaux Publics en Afrique.

          L'entrepreneur qui se lance dans le construction ferroviaire avec la vague d'expansion coloniale en Afrique à la fin du XIX éme siècle possède souvent des années d'expérience dans le domaine des travaux publics. Les premiers travaux du Franco-Ethiopien sont confiés à la société d'Entreprise Générale de la Construction et des travaux Publics formée par Alexis Duparchy et Léon Vigouroux constituée à Paris en mai 1883et liquidée en 1905. Jean Alexis Dauphin Duparchy, principal associé de l'entreprise, est fils de cultivateurs du Jura, Nous trouvons ses traces à partir de 1885 lorsqu'il est décoré de la Légion d'Honneur, marié sans enfants, entrepreneur des travaux du chemin de fer de la Beira-Alta au Portugal. il fait partie de ce groupe d'ingénieurs et d'entrepreneurs qui tirent profit au moment de la flambée de construction dans les colonies.

1861-1863:        un lot de la Grande Société des chemins de fer russes;

1863-1865:       un lot du chemin de fer de la traversée des Pyrénées en Espagne, avec Ernest Gouin;

1865-1870:        un lot du Canal de Suez (40 kms) en association avec l'Entreprise Borel et Lavalley;

1873-1876: l'entreprise générale pour le compte du Gouvernement russe des dragages de la Barre de Yenikale-Kertel, de la Mer Noire à la Mer d'Azov;

1878-1882:       un lot au Chemin de fer de Beira-Alta, de Figuiera Mangualde (130 kms) au Portugal;'

en 1884: les travaux maritimes à Porto (la construction du quai). Il est aussi concessionnaire des chemins de fer de la Martinique en 1885.

La Duparchy & Cie et son propriétaire sont bien établis en 1896 au moment ou il obtient le contrat des travaux de la CIE en association avec Léon Vigouroux. Sa firme, la Sté française des Travaux publics des Quais de Constantinople, vient d'achever les travaux des quais. Ses travaux, en fait, sont effectués a travers diverses sociétés: la Ste des Quais de Constantinople, La Duparchy & Cie, etc. Une nouvelle compagnie est constitue pour chaque entreprise; or, dans le cas des travaux est-africains, c'est une compagnie ancienne (1883) qui est utilisée: l'Entreprise Générale de Construction et de Travaux publics.

 

 

 

La Corne de l'Afrique désigne habituellement la région couvrant les terres d'Afrique Orientale, depuis les bords de la Mer Rouge jusqu'aux grands lacs en passant par la côte somalie et par les hauts plateaux abyssins. Elle possède des frontières géopolitiques internes, mais celles-ci sont loin de refléter les réalités éthnographiques. Les pays qui la composent sont Djibouti, la Somalie, l'Éthiopie et l'Érythrée.

Une histoire riche

De tout temps, la Corne de l'Afrique a fascinée les voyageurs. Aujourd'hui encore, le mystère qui l'entoure fait rêver. Cette région a été relativement épargnée par la colonisation et garde une forte indépendance face à l'influence occidentale.

Un creuset de cultures

C'est là que l'on situe le berceau de l'Humanité. C'est en effet dans la vallée du Rift qu'ont été découverts les restes de Lucy, le plus vieil hominidé connu à ce jour. En outre, la Corne de l'Afrique constitue un creuset de cultures parfois proches, parfois éloignés mais toujours entremêlées. Plusieurs religions se côtoient : l'Islam, le Protestantisme et les cultes animistes.