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-Rubrique "Ma famille" puis section "Testament d'Alexis"

-Jean Alexis Dauphin Duparchy

 

{planche n° D 4 06 00}

 

C’est mon Arrière Grand Oncle, donc de la branche principale de St Maur.

 

Né le 12 mars 1835 à Alièze (39).

Mort à Savigny sur Orge (91) le 2 octobre 1907

 

Après une scolarité à l’école primaire de Nozeroy (39), des cours d’ingénieur en l’école de Chalon sur Saône,  il travaille à la Compagnie des Chemins de fer du Nord, puis rejoint les équipes de maîtrise d’œuvre de Ferdinand de Lesseps à la compagnie universelle du canal maritime de SUEZ.

            Il participe à la guerre de 1870 en tant que chef de bataillon de « francs-tireurs » qu’il équipera de ses deniers, vraisemblablement avec les gains de son parcours égyptien.

            Il épousera le 08/09/1875 à Cérilly (02) Marie Elisa Roussel fille d’un notaire du lieu, aucune descendance suivra.

            Sa carrière d’entrepreneur sera alors puissante, pour simplifier, n’ayant pas d’autre document, nous donnons ci-dessous la transcription du texte ci-contre rédigé à l’occasion d’une conférence sur le « transafricain français » Alexis Duparchy :

Jean Alexis Dauphin en chef de bataillon 1870

 

Un Grand Africain

 

A une récente conférence sur le Transafricain français, comme l’orateur citait le nom de l’ancien constructeur, M. Alexis Duparchy, parmi ceux des premiers prosélytes de l’idée de réaliser par le rail l’unité de l’Afrique Françoise, un assistant de qualité se leva, Mgr Charmettant, supérieur des Missions d’Afrique et d’Orient, et renchérissant sur les paroles du conférencier, ce prélat déclara qu’il avait jadis connu M. Duparchy, lors de la construction de la ligne de Sfax à Gafsa, et qu’ayant pu mesurer en même temps que la profondeur de son patriotisme, son dévouement au développement de la France Africaine, il n’hésitait pas à proclamer que sa perte laissait un grand vide, presque irréparable, parmi la petite phalange des protagonistes de la grandeur et de la prospérité de notre colonie ultra méditerranéenne. 

            Intrépide constructeur africain devant l’Eternel, M. Alexis Duparchy était déjà à Suez en 1866, creusant les quarante premiers kilomètres du canal maritime, et lors de l’inauguration du grand œuvre de Lesseps, en novembre 1869, la croix de chevalier de la légion d’Honneur venait de récompenser ses mérites.

            Enumérer, depuis l’inauguration du canal de Suez toutes les grandes entreprises signées de son nom exigerait une longue nomenclature. Concessionnaire des ports de Sfax, Tunis et Sousse, il a maintes fois montré l’intérêt qu’il portait au nouveau domaine français incorporé en 1881.

            Parmi ses grands travaux, il faut citer en première ligne le fameux quais de Constantinople qui ont rendu un si grand service à la vieille capitale Ottomane, Les chemins de fer portugais, le renommé port de Porto qui lui doit sa richesse et son activité mondiale, et enfin le réseau si important des chemins de fer éthiopiens de Djibouti au Harrar, qui a scellé le pacte amical entre le puissant Empire Abyssin et la France.

            Faut il rappeler aussi aux Antilles, les chemins de fer de Porto-Rico, cette perle hispano-américaine dont les Etats-Unis ont hérité après la guerre Cubaine, et aussi dans l’Amériques du Sud le grand et majestueux port de Montevideo, qui commande le commerce de toute la Plata.

 

 

 

Un acrostiche lui fut même offert lors d’une inauguration :

 

Alexis Duparchy, ce nom vibre et résonne

L e nom est plébéien, tout comme la personne

Et noble est son œuvre que mon burin poinçonne

Xérces  avait jadis traversé l’Hellepont.

Il a non  loin de là construit des quais, un pont.

Stamboul, grâce à lui, jouit d’un trafic insigne. 

Des chemins abyssins il fit la grande ligne    

              

Universel est son renom de constructeur 

Parisien raffiné, cité comme amateur            

Agronome en son parc de Savigny qu’il orne

Réélu Président è Bagnoles de l’Orne.

Chasseur à Darnétal et toujours bon tireur

Humain, compatissant à tous, l’âme sensible ?

Y eut-il en son cœur jamais rien d’inflexible.

Il mourut le 02/10/1907 en son château de Savigny sur Orge (91)

Après sa mort, sa veuve mis son château à la disposition des blessés de guerre (14/18)

1902 -Une situation délicate relevée sur le bulletin du comité "l'Afrique Française" provenant d'un litige entre les Français et les Anglais relativement au chemin de fer d'Ethiopie.

Extraits de la revue

Télégramme de Napoléon III à Alexis Duparchy  du 6 janvier 1869