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Claude Prost
dit Lacuson
En dépouillant
la paroisse de Vernantois,
je suis tombé sur "Anne Marie Prost" dite fille du
noble "Claude Prost LaCuson" demeurant à
St Laurent la Roche, marraine d'un baptême en la date du
3 septembre 1648

Lecture du document :
Marie
Humberte, fille de Henri Michalet et
Jacqueline Sachon son épouse cultivateur à la ferme de
Presles "Lota Aquis" fut
baptisée le trois septembre année 1648, ………. …… Humbert
Jamon de Montaigu
et demoiselle Anne Marie Prost fille de noble
Claude Prost La Cuson demeurant à
St Laurent la Roche.


Nous trouvons bien dans la "Table des Bourgeois de Saint
Claude de 1325 à 1789" les traces des mises en Bourgeoisie
Prost Claude-Jean- de
Longchaumois, cordonnier , c'est le capitaine
Lacuzon au 27/06/1633 ( Registre et cote : BB3 /
f°408v°)
Blanc Denis- de Chézery,
Noircombe et son fils
Claude Blanc au 03/04/1603 ( Registre et cote :
BB3 / f°162)
Nous en profitons pour donner un résumé sur cet homme qui
corrobore l'information ci-dessus:
Ce que nous
trouvons sur le "Net"
BIOGRAPHIE DE CLAUDE PROST DIT
LACUZON (1607-1681)

Naissance
: Claude Prost,
le futur capitaine
Lacuson ( ou
Lacuzon)
est né à
Longchaumois
(Jura) aux environs de 1607 , il paraît
impossible de fixer sa date de naissance
avec précision car les registres des
baptêmes et enterrements de Longchaumois
n'ont été conservés qu'à partir de l'année
1668. Écoutons ce qu'en dit Désiré Monnier
:
"Sa maison natale
se serait située d'après la tradition
populaire entre la masure du
Pra,
le hameau d'Orsières
( le village des sorcières ! Le nom
viendrait en fait plutôt du mot ours )
et le village de
Longchaumois,
dans le champ sous le Daim près d'un petit
bois situé entre le hameau des Combes et le
moulin de Dardey où plusieurs torrents
réunis viennent faire une chute remarquable
( La Pissevieille et la Gire ). Sous
une roche tailléee à pic-on voit 2 maisons
solitaires dans l'une desquelles serait né
Claude Prost." (Désiré Monnier
a enquêté sur place à peine 150 ans après la
mort de Lacuson et a dit qu'il ne restait
déjà rien de visible de la maison
originelle).
Son père se
nommait Pierre Prost et sa mère
Clauda Jacquemin. Ses parents étaient
sans doute cultivateurs mais on en a aucune
preuve
Désiré Monnier
le prétend que "Claude Prost, sieur
de Lacuson, était fils de noble
Pierre Prost, bourgeois de St-Claude" mais
sans preuve tangible.
Le sobriquet de
Lacuson lui venait d'une expression en
patois : la cuson signifie le souci,
la sollicitude. On trouve écrit Lacuison et
Lacuson: ce surnom lui venait, dit-on de
l'air taciturne, mélancolique qu'il avait
dès sa jeunesse. A
Longchaumois,
on disait autrefois : "t'es la cuison" pour
"tu es triste"
Quel métier
Claude Prost exerçait-il ? Là encore que
des suppositions sans preuves, certains le
disent négociant à
St-Claude,
il avait du bien car il avait hérité à la
mort de sa mère Clauda Jacquemin de
la somme de trois-cents francs.
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Mariage
Claude Prost se marie le 31
octobre 1632 avec Jeanne Blanc,
fille de Denis Blanc et de
Clauda Fanchier. ; le contrat de
mariage fut signé en la maison de Pierre
Perennet, notaire .
Denis Blanc et son fils Claude
avaient été reçus bourgeois de la
ville le 3 avril 1603.
A son tour, le 27 juin 1633, Claude
Prost obtenait ses lettres de
bourgeoisie.
La guerre survint en 1636, au mois de
mai, Claude Prost quitta sa femme
enceinte pour courir à la frontière
menacée. En juin, Jeanne Blanc
son épouse donna naissance à deux
jumeaux baptisés Pierre et François
à L'église de St-Romain. Ces jumeaux
moururent en bas âge car leurs actes de
baptêmes sont les seuls documents où ils
soient cités.
Enfants légitimes
Lacuson n'aura plus d'autres enfants
légitimes que 2 filles: Anne-Marie
et Jeanne-Claude.
L'aînée, Anne-Marie Prost épousa
le 27 août 1649 à l'âge de 17 ans noble
capitaine
Claude François Balland,
capitaine au service de Sa Majesté
Catholique (Le Roi d'Espagne) et qui
était le principal lieutenant de
Lacuson. Il était né à
Dôle
en 1622 de noble Claude François
Balland, docteur ès-droit et de
Huguette Boitouzet.
Il avait un frère aîné Gaspard
Balland qui avait épousé une fille
du Président du parlement de Dôle:
Jean Boyvin.
Claude Balland et Anne-Marie
eurent cinq fils et deux filles, sa
descendance a persisté jusqu'au 20ème
siècle - Robert Fonville auteur
de l'ouvrage sur la vie de Lacuson
en fait partie.
Un des petits-fils de Lacuson
était noble Claude Balland (
le 3ème à porter ce prénom ),
conseiller-auditeur à la Chambre des
Comptes de Dôle; sa descendance n'est
point éteinte. Au milieu du siècle
dernier( le 19ème siècle pour
R. Fonville) , un Balland
de
Lavigny
avait 2 filles; l'une épousa M.
Gauthier, consul à
Galvestone;
elle périt en mer avec son mari lors du
naufrage de la Bourgogne. L'autre , Mlle
Clémence Isaure Bonaventure Balland,
épousa M. Fonville, qui fut
successivement secrétaire particulier de
Lamartine, secrétaire en chef de
la rédaction du Constitutionnel et
membre du cabinet du Maréchal de Mac
Mahon, Président de la République.
L'auteur Robert Fonville est leur
petit-fils.
La cadette, Jeanne Claude Prost,
épousa noble Pierre de Mongenet,
dit de Santans, écuyer, elle
mourut sans descendance
Enfants illégitimesv
" La famille Gaubey est
originaire de
Saint Laurent la Roche,
village à quelques kilomètres au sud
de
Lons le Saunier,
au début du Revermont, au bord du
premier plateau jurassien. Ce
village a été jusqu'au rattachement
de la Comté à la France une place
forte de la première importance
stratégique, car dominant la plaine
de Bresse et contrôlant l'une des
routes du nord de l'Europe vers Lyon
et la Méditerranée. Comme toutes les
places fortes de Franche Comté (à de
très rares exceptions près), elle
fut démantelée par Louis XIV
en 1678.
L'un des commandants les plus
connus, localement du moins, de
cette place était Claude Prost,
dit Lacuson, héros de
l'indépendance comtoise face à la
France. Il fut vraisemblablement
anobli par le roi d'Espagne vers la
fin de sa vie, pendant son exil à
Milan. Le surnom de Lacuson
fut alors inclus à son nom. Sa
gouvernante au château de
Saint Laurent la Roche
était
Denise Gaubey, fille de
Christophe Gaubey et de
Marguerite ? (son patronyme
n'est pas mentionné dans les actes
retrouvés). Denise Gaubey
avait un frère Jean, né vers
1635, dont nous sommes descendants
directs. Elle eut de Lacuson
un fils illégitime, François
Prost, baptisé le 22 mars 1675
dans l'église Saint Désiré de
Lons le Saunier."
...Vers 1750, notre branche de la
famille quitte Saint Laurent la
Roche pour s'installer à
Grusse,
village voisin…. "
Robert Fonville cite
également cet événement mais avec
une orthographe différente : Gobé
au lieu de Gaubey.
Lacuson était-il noble ?
R.F :
"Il peut être affirmé qu'étant
de modeste origine, 'il n'était
pas noble de naissance . Fut-il
anobli par la suite? C'est très
vraisemblable, sinon certain. Il
demeure vraisemblable que le
capitaine fut anobli par le Roi
d'Espagne auquel il demeura si
fidèle. Certains actes des
derniers temps de sa vie portent
des mentions qui le prouvent:
exemple :le testament de
Jeanne Blanc dite: "femme du
noble sieur Claude Prost dit de
Lacuson" -Cet anoblissement eut
été la récompense naturelle et
peu coûteuse de l'Espagne à son
défenseur fidèle- D'après Désiré
Monnier, il aurait pu également
être anobli par l'abbé de
St-Claude , Dom Juan d'Autriche
qui en avait le pouvoir. en
effet, Lacuson est dit noble
dans un acte notarié passé à
l'abbaye de St-Claude le 7 juin
1646.
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Lacuzon, héros de
l'indépendance
Franc-Comtoise
S'il
est un personnage très
controversé même de nos
jours dans l'histoire de
la Franche-Comté, c'est
bien le capitaine
Lacuzon; ou on l'adore
ou on le déteste, les
historiens, les
universitaires et les
érudits de tous poils se
disputent encore
âprement à son sujet
comme en témoigne cet
extrait d'un article de
Edouard Boeglin paru sur
le site Internet du
"Pays Comtois" intitulé
:"Résister
: Lacuzon, Le Robin des
bois comtois
Lacuzon
était né à Longchaumois
dans le Haut-Jura. Au
temps où « la
Franche-Comté était
espagnole », il se
battit souvent avec
succès contre les
troupes de Louis XIV et
mourut en exil à Milan.
Le destin du héros mort
n'est jamais facile.
Celui de Claude Prost
dit Lacuzon n'a pas
échappé à cette règle.
Considéré au XIXe siècle
comme un « grand cœur »,
il se trouve affublé de
nos jours par le maire
de sa commune natale (
Longchaumois) du
qualificatif de «
soudard qui devait se
payer sur le pays
» (sic)" Le portrait
ci-contre est
probablement faux, le
port de la fraise était
passé de mode depuis
longtemps...
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