Besançon devient un
évêché de la grande province
gallo romaine de
Séquanie vers la fin du
IIIe siècle.
Au
XIIe siècle, le
diocèse donne à l'Église un grand pape,
Calixte II originaire de
Quingey (20 km au sud de
Besançon) élu à l'abbaye
de Cluny en
Bourgogne, instigateur du
Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Les
abbayes nouvelles, surtout
cisterciennes, se multiplient : elles sont les
principaux foyers de résistance du
schisme épiscopale de l'empereur
germanique
catholique
Frédéric Barberousse,
suzerain de la
Franche-Comté et de l'archevêché de
Besançon.
Du
XIIIe siècle au
XVIe siècle, lors de
la
réforme protestante, les institutions catholiques se
dégradent. La politique des souverains et du Parlement aide
au maintien de la
foi
traditionnelle.
Le
diocèse de
Besançon coïncide pratiquement durant tout l'Ancien
Régime avec le
comté de Bourgogne (ou
Franche-Comté y compris le
comté de Montbéliard).
Le diocèse d’Ancien Régime est supprimé
en 1790 et il est remplacé, en vertu de la
Constitution civile du clergé, par trois diocèses qui
correspondent aux départements du
Doubs, de la
Haute-Saône et pour partie du
Jura. Besançon est alors une métropole dont dépendent
les diocèses du Bas-Rhin, Haut-Rhin, Côte d'Or, Haute-Marne,
Haute-Saône, Jura et Vosges.
En vertu du Concordat de 1801,
l'archidiocèse est restauré et correspond aux limites des
départements du Doubs, de la Haute-Saône et du Jura (jusqu'à
la re-création du diocèse de
Saint-Claude en 1823, suffragant de
Lyon).
L'archidiocèse
de Besançon a alors pour
suffragants
Dijon et
Autun (précédemment dépendant de
Lyon, auquel ils retournèrent sous la Restauration),
Metz,
Nancy, et
Strasbourg, ces trois derniers précédemment suffragants
de l'archidiocèse allemand
Trèves.
À la suite de la
Guerre franco-allemande de 1870, le
Territoire de Belfort, resté français et détaché de l'évêché
de Strasbourg, fut intégré à l'archidiocèse de Besançon.
Celui-ci comprit alors les trois départements du
Doubs, de la
Haute-Saône et du
Territoire de Belfort
Par la
bulle pontificale du pape
Jean-Paul II du
3 novembre
1979, le
Territoire de Belfort, le
Pays de Montbéliard et le canton d'Héricourt
en Haute-Saône furent détachés du diocèse de Besançon et
constituèrent un nouveau diocèse autonome, le
diocèse de Belfort-Montbéliard.