Evangélisation de la Franche comté

De Philippe Mesnier.

La Franche comté a été évangélisée au II°s par St Férréol et St Ferjeux qui se sont installés dans le quartier du même nom à Besançon.

Voici ce que l'on peut lire sur le site de l'Eglise catholique de  Besançon :
 


"Vers la fin du IIe siècle, l'évêque Saint Irénée de Lyon, disciple de Saint Polycarpe de Smyrne, lui même disciple de l'apôtre Jean envoie deux prêtres évangélistes, Saint Ferjeux et son frère Saint Ferréol (originaires d'Athènes en Grèce) fonder l'église catholique romaine de Vesontio (Besançon en latin) et évangéliser la Séquanie Gallo Romaine (Franche-Comté actuelle)
Ils s'installent dans une grotte de la commune de Saint-Ferjeux devenue aujourd’hui un quartier de Besançon, d'où ils mènent leur action.


Ils sont tous les deux martyrisés le 10 juin 212 et décapités sur ordre du gouverneur Romain Claude qui voit dans leur action chrétienne une source de trouble public.
Saint Ferjeux et Saint Ferréol deviennent les Saints patrons de Besançon. Ils sonttés le 16 juin."
 

 

St Ferjeux et St ferréol de l'église st Jean de Besançon

 

St Jean

Cathédrale Saint Jean de Besançon

 


 

La Basilique Saint-Ferjeux fut construite de 1884 à 1901 par l'architecte franc-comtois Alfred Ducat. Elle rend hommage à Saint-Ferjeux et à Saint-Férréol, deux martyrs chrétiens assassiné pour avoir tenter de convertir la femme du gouverneur romain Claude, en 212.

 


De WIKIPEDIA

Vers la fin du IIe siècle, l'évêque Saint Irénée de Lyon envoie deux prêtres évangélistes, Saint Ferjeux et son frère Saint Ferréol (originaires d'Athènes en Grèce) fonder l'église de Besançon et évangéliser la Séquanie gallo-romaine (ils sont tout les deux martyrisés vers 212 et deviennent les Saints patrons de Besançon).

Le diocèse est anéanti pendant la période des grandes invasions barbares (les Burgondes et les Alamans envahissent la Séquanie) à partir du IVe siècle après la chute de l'empire romain puis se réorganise au début du VIIe siècle avec les rois catholiques Francs mérovingiens qui chassent ou intègrent en plusieurs siècles les barbares de France sous la directive des papes catholiques d'occident

Durant la période carolingienne féodale, les comtes de Bourgogne disposent pratiquement du pouvoir et du siège des archevêques bien que les archevêques soient alors des personnes importantes (Liste des comtes palatins de Bourgogne).

 

Besançon devient un évêché de la grande province gallo romaine de Séquanie vers la fin du IIIe siècle.

Au XIIe siècle, le diocèse donne à l'Église un grand pape, Calixte II originaire de Quingey (20 km au sud de Besançon) élu à l'abbaye de Cluny en Bourgogne, instigateur du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Les abbayes nouvelles, surtout cisterciennes, se multiplient : elles sont les principaux foyers de résistance du schisme épiscopale de l'empereur germanique catholique Frédéric Barberousse, suzerain de la Franche-Comté et de l'archevêché de Besançon.

Du XIIIe siècle au XVIe siècle, lors de la réforme protestante, les institutions catholiques se dégradent. La politique des souverains et du Parlement aide au maintien de la foi traditionnelle.

Le diocèse de Besançon coïncide pratiquement durant tout l'Ancien Régime avec le comté de Bourgogne (ou Franche-Comté y compris le comté de Montbéliard).

Le diocèse d’Ancien Régime est supprimé en 1790 et il est remplacé, en vertu de la Constitution civile du clergé, par trois diocèses qui correspondent aux départements du Doubs, de la Haute-Saône et pour partie du Jura. Besançon est alors une métropole dont dépendent les diocèses du Bas-Rhin, Haut-Rhin, Côte d'Or, Haute-Marne, Haute-Saône, Jura et Vosges.

En vertu du Concordat de 1801, l'archidiocèse est restauré et correspond aux limites des départements du Doubs, de la Haute-Saône et du Jura (jusqu'à la re-création du diocèse de Saint-Claude en 1823, suffragant de Lyon).

L'archidiocèse de Besançon a alors pour suffragants Dijon et Autun (précédemment dépendant de Lyon, auquel ils retournèrent sous la Restauration), Metz, Nancy, et Strasbourg, ces trois derniers précédemment suffragants de l'archidiocèse allemand Trèves.

À la suite de la Guerre franco-allemande de 1870, le Territoire de Belfort, resté français et détaché de l'évêché de Strasbourg, fut intégré à l'archidiocèse de Besançon. Celui-ci comprit alors les trois départements du Doubs, de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort

Par la bulle pontificale du pape Jean-Paul II du 3 novembre 1979, le Territoire de Belfort, le Pays de Montbéliard et le canton d'Héricourt en Haute-Saône furent détachés du diocèse de Besançon et constituèrent un nouveau diocèse autonome, le diocèse de Belfort-Montbéliard.